Logique Binaire
1. Généralité
Nous
savons tous que les ordinateurs fonctionnent en utilisant exclusivement deux
valeurs numériques : 0 ou 1 ...
Les raisonnements logiques peuvent se ramener à des choix "binaires",
en fonction des réponses "oui" ou "non" à
quelques questions judicieuses.
2.
Etat des contacts et des récepteurs.
Un circuit
électrique, pneumatique, hydraulique peut avoir 2 états logiques. Ces états
peuvent prendre
les valeurs 1 ou 0. Ces états sont fonctions de l'état
des composants en série dans le circuit.
Etat 0 :
Pour un contact ou un distributeur, c'est
l’absence d'action physique intervenant sur un contact qui représente
l'état 0.
État 1 :
Les actionneurs sont à l'état 1 lorsqu'ils sont alimentés. Pour un
circuit pneumatique ou hydraulique ceci correspond à une pression d’air ou
d’huile dans le circuit. Pour un circuit électrique cela correspond à une
différence de potentiel entre les bornes du circuit.
Pour un contact ou un distributeur ils sont actionnés, c’est à dire qu'une action physique est prise en compte.
3.1.
Contact à fermeture :
|
C'est un contact qui est normalement ouvert (Normally Open) au repos. Il se ferme lorsqu'il est
actionné. On désigne ce type de contact par des lettres minuscules a, b, c...
Ses bornes sont repérées par les chiffres 3 et |
Symbole :
Contact ouvert au repos (NO) |
3.2.
Contact à ouverture :
|
C'est un contact
qui est normalement fermé (Normally Closed) au repos et qui s'ouvre lorsqu'il est actionné.
On désigne ce type de contact par des lettres |
Symbole :
Contact fermé au repos (NC) |
3.3. Etat d'un circuit électrique :
Un circuit
électrique est dit passant, ou fermé, lorsqu'un courant électrique circule dans
ce circuit. Cela implique qu'il y ait continuité de ce circuit, c’est à dire
que le contact établisse le circuit.
Un circuit électrique est non
passant, ou ouvert, si le courant ne peut pas circuler dans ce circuit.
Un circuit électrique comprend au minimum, une
source d'énergie, un récepteur et un contact
|
Un chronogramme est une
représentation schématique temporelle de l’évolution d’un système automatisé
en fonction des variations d’état d’une ou plusieurs entrées. Cette évolution
est représentée sous la forme suivante : |
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3.5. Différents types de signaux :
En automatique trois types de signaux sont utilisés principalement. Les signaux
analogiques, numériques et tout ou rien.
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Un signal analogique est un signal qui représente la variation continue d’une
certaine grandeur (ex : température). |
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Un signal numérique est un
signal qui représente la variation d’une grandeur par succession de valeurs
discrètes (ex : une montre à affichage digital). |
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Un signal tout ou rien est un signal qui représente l’état
binaire (vrai, non vrai) d’une variable d’un système (ex : un contacteur d’un
circuit électrique est soit actionné soit non actionné). |
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Une table de vérité est la représentation de
l’évolution du comportement d’un système automatisé en fonction des variations
de ses entrées. Chacune des variables est représentée sous une écriture
binaire. Une table de vérité s'utilise principalement en logique combinatoire.
Elle est représentée sous la forme suivante :

la
représentation de l’évolution du comportement d’un système automatisé en
fonction des variations de ses entrées. Chacune des variables est représentée
sous une écriture binaire. Une table de vérité s'utilise principalement en
logique combinatoire. Elle est représentée sous la forme suivante :
Exemple
d’écriture :

3.8.1 Le
code binaire pur :
Le code binaire pur est
une représentation numérique en base deux. Cette représentation permet de représenter
des nombres sous forme de 1 et de 0, ou de décrire l’évolution des variables
vraies ou non vraies d’un système automatisé, c’est cette possibilité que nous
allons utiliser. Le nombre de combinaisons possibles des
variables se calcule de la façon suivante :
1 variable d'entrée
21 = 2 combinaisons de sortie,
2 variables d'entrée
22 = 4 combinaisons de sortie
3 variables d'entrée
23 = 8 combinaisons de sortie
4 variables d'entrée
24 = 16 combinaisons de sortie
n
variables d'entrée 2n combinaisons de sortie
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S.A à 1 variable
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S.A à 2 variables
On retrouve la structure précédente
en haut à droite de ce tableau, puis en dessous. La 2ième variable prend 2
fois la valeur 0 puis 2 fois la valeur 1 |
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S.A à 3 variables
On retrouve la structure précédente
en haut à droite de ce tableau puis en dessous. La 3ième variable prend 4
fois la valeur 0 puis 4 fois la valeur 1 |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
S.A à 4 variables
On retrouve la structure précédente
en haut à droite de ce tableau puis en dessous, suivi de 8 x 0 et 8 x 1 pour
la 4ième variable. |
3.8.2
Le code binaire réfléchi :
Lorsque l’on regarde ligne par ligne l’évolution du code binaire pur, on
remarque que pour passer d’une ligne à l’autre, plusieurs variables peuvent
être amenées à changer de valeur simultanément. Ceci est très gênant lorsque
l’on cherche à analyser le comportement d’un système en fonction de ses
entrées. Un autre code binaire a été mis au point, c’est le code binaire
réfléchi ou code GRAY du nom de son inventeur. Ce code permet de passer d’une
ligne à l’autre de la description d’un système avec l’évolution d’une seule
variable à la fois. Ce code permettra de définir l’évolution d’un système
automatisé. En aucun cas il ne pourra servir de base de comptage comme le
binaire pur. On utilisera ce codage ultérieurement dans ce cours pour la
définition des tableaux de Karnaugh.
Exemple
:
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Binaire pur :
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Le binaire réfléchi est construit par symétrie de lignes. Le
groupement "a" est reproduit en "b" symétriquement par
rapport à la ligne 1. Les groupements "a" et "b" sont
reproduits en "e" symétriquement par rapport à la ligne 2. La même
règle prévaut pour les groupements "c" et "d". La suite
se construit à l’identique. On remarque alors qu’une seule variable, la
variable rouge, évolue d’une ligne à l’autre. |
3.9. Le complément d’une variable :
Nous avons vu précédemment qu’une
variable "e" avait deux états, l’état 0 et l’état 1. Si on admet
qu’il peut exister une variable "
" qui a l’état inverse de la variable "e", alors
on pourra dire que "
" est le complément de "e".
Exemple
:

Les fonctions logiques sont des opérateurs
logiques. C’est à dire qu’en fonction d’une ou plusieurs variables données, ils
vont répondre par une sortie particulière. Le symbole "≡" se lit "équivalent" pour bien
distinguer le résultat logique d’un résultat mathématique.
- Equation : S ≡ a
- S reproduit la variable d’entrée a.
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- Symbole logique : |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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3.10.2
Fonction NON
- Equation : S ≡ ![]()
- S reproduit l’inverse de la variable d’entrée a.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
||||||
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3.10.3
Fonction ET
- Equation : S ≡ a . b
- S reproduit le produit des variables d’entrée a et b.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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3.10.4 Fonction OU
S ≡ a + b
S reproduit la somme logique des variables d’entrée a et b.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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3.10.5 Fonction NOR
(Not OR , Non Ou)
Equation : S ≡![]()
S reproduit l’inverse de la somme logique des variables
d’entrée a et b.. La fonction NOR (ou NI) est une
fonction universelle, c’est à dire que les fonctions OUI, NON, OU, ET peuvent
être réalisées avec uniquement des opérateurs NOR.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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Equation : S ≡![]()
S reproduit l’inverse du produit logique des variables
d’entrée a et b. La fonction NAND est aussi une fonction universelle.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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3.10.7 Fonction Inhibition
- Equation : S ≡ a .![]()
- S reproduit le produit logique d’une variable d’entrée a
et du complément d’une variable d’entrée b.
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- Symbole logique: |
- Table de vérité : |
- Chronogramme : |
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4.Relations
caractéristiques de la logique booléenne :

Matériel disponible (exemple)
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Alimentation continue Platine de montage Multimètre Module circuit intégré logique 8 cordons 1 DEL et une résistance de 1kohm |
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Mise en oeuvre d'un circuit 40xx
- la DEL et sa résistance pour visualiser l'état de la sortie S,
- les entrées 1 et 2 vers la masse.
5.
Théorèmes d’Augustus De
Morgan :
Le complément d’un produit logique de variables est égal à la
somme logique des compléments de variables.
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|
Le complément d’une somme logique de variables est égal au produit
logique des compléments de variables.
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6.
La logique combinatoire
et la logique séquentielle :
C’est une logique de combinaison de variable, c’est à dire que pour une
combinaison d’entrées donnée, il ne correspond qu’une et une seule sortie. Les
différentes fonctions logiques utilisées jusqu’à maintenant fonctionnent en
logique combinatoire.
Schéma
:

Exemple
:
Lorsque le conducteur d’un véhicule fait un appel de phares, les phares
resteront allumés tant que le conducteur appuiera sur la commande de phares.
Nous sommes donc en présence d’un système combinatoire.
C’est une logique qui fait intervenir en plus de la combinaison de variables
d’entrées donnée, l’état dans lequel se trouve le S.A à un instant donné. Une
sortie ne sera donc plus accessible directement par une combinaison d’entrées,
il faudra aussi que le système soit dans un état déterminé pour pouvoir atteindre
la sortie que l’on souhaite. Le grafcet que nous
étudierons dans un prochain chapitre fonctionne aussi en logique séquentielle.
Schéma :

La fonction mémoire est réalisée par un opérateur logique qui peut stocker une
information jusqu’à ce que cette information soit effacée par une autre
information. L’opération de stockage d’information s’appelle "SET"
(Mise à un) l’opération d’effacement s’appelle "RESET" (Mise à zéro).
Ces opérateurs peuvent être électriques, électroniques, pneumatiques...
Les
bascules logiques sont les éléments les plus simples qui constituent les
mémoires.
6.3.1
Notions de bascules
a)
Tableaux de Karnaugh :
Un tableau de Karnaugh est un tableau représentatif
du comportement d’une variable. Ce tableau a pour but de simplifier l’écriture
de l’équation de fonctionnement. Il est utilisé principalement en logique
combinatoire. Dans ce tableau chaque case correspond à une combinaison
d’entrées de la variable. Dans chaque case on reporte l’état de la variable
[0,1].
Exemple
:

La variable de sortie S est active dans deux cas. Les
deux combinaisons de sortie sont respectivement pour a et b, [0,0] ou [0,1].
L’utilisation du tableau de Karnaugh permet de
déterminer très rapidement l’équation de la variable S. Il faut rechercher les
variables qui n’influent pas le comportement de la variable de sortie. Dans
notre exemple les 1 sont dans une colonne, le résultat va donc dépendre
directement de la variable associée à cette colonne, ici "a". La
variable de ligne n’a pas d’influence car quel que soit l’état de b (0 ou 1),
la variable de sortie reste à 1. L’équation de sortie sera donc S ≡
.
Lorsqu’un
système présente 4 variables d’entrée le principe est le même.
Il
faut remarquer la construction de ce tableau. Sur l’exemple suivant, on
remarque :
- que le code utilisé est le code binaire réfléchi, ceci est
très important dans la mesure où l’on souhaite voir évoluer le comportement
d’une sortie en fonction de plusieurs variables,
- qu’à chaque case correspond une équation de fonctionnement
particulière,
- que ce tableau possède des axes de symétrie horizontaux et
verticaux,
- et qu’enfin les colonnes ou les lignes extrêmes de ce
tableau peuvent être virtuellement déplacées pour être mise côte à côte pour
faciliter les regroupements dans la mesure ou une seule variable évolue d’une
case à l’autre.
Exemple
:
pour passer de la première colonne du tableau [a,b] ≡
[0,0] à la dernière colonne [a,b] ≡ [1,0] seule la variable "a" a évolué.

Ce tableau doit être complété par l’état de la sortie à analyser. Une fois
terminé on procédera par regroupement des cases indiquant des états identiques
par rapport aux axes de symétrie.
Exemple
:
|
|
Dans
l’exemple ci-contre trois groupements sont possibles. Chacun d’entre eux va
donner une partie de l’équation de fonctionnement de "S". Le
groupement 1 se fait sur une ligne donc indépendamment de "a" ou de
"b" puisque ces deux variables changent d’état successivement.
L’équation de ce groupement est :"c.d".
Le groupement 2 se fait sur une colonne et deux lignes l’équation va dépendre
de "a, b, d" et pas de "c" puisque "c" change
d’état entre les deux lignes sans influer sur la sortie. L’équation de ce
groupement est :"a.b.d". |
Le groupement 3 se fait sur deux lignes et deux colonnes, ici ce cas est
particulier puisque les cases ne sont pas contiguës, mais il est possible.
L’équation va dépendre des variables "b, d" et non des variables a, c
puisque ces variables changent d’état. L’équation de ce groupement est : "b.d".
L’équation
de fonctionnement de S devient :
|
S
º cd + abd + |
On constate, pour un tableau de 16 cases, qu’un regroupement de 2 cases donne
un élément d’équation à 3 variables, qu’un regroupement de 4 cases donne un
élément d’équation à 2 variables. On peut en conclure qu’un regroupement d'une
seule case donnera un élément d’équation à 4 variables qu’un regroupement de 8
cases donnera un élément d’équation à 1 variable, qu’un regroupement de 16
cases donnera une équation de fonctionnement toujours vraie.
7.TD Logique binaire
|
Exercice 1 1°) Démontrez les théorèmes d’idempotence : a Ú a = a a · a = a 2°) Démontrez les théorèmes d’absorption : a Ú
(a · b) = a a ·
(a Ú b) = a 3°) Démontrez les théorèmes de De
Morgan
Exercice 2 Soit la fonction dont la table de vérité est : 1°) Déterminer son écriture sous forme disjonctive 2°) Déterminer son écriture sous forme conjonctive Exercice 3
Ve = 0 ou Vcc 1°) Quelle est la fonction logique réalisée ? 2°) Même question avec le dispositif suivant
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