La littérature maghrébine d'expression française

La littérature englobe plusieurs cultures en un seul style d’écriture, comme c’est le cas de la littérature maghrébine d’expression française, en effet il s’avère délicat de signaler que cette littérature voit le jour un lendemain de la seconde guerre mondiale, qui favorisa la prise de conscience nationale.

1.qu’est ce que la littérature
     L'ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension
esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) : sens attesté en 1764
La littérature, c'est raconter la vie, ses faiblesses, forces, événements, troubles et pulsions.
La littérature englobe souvent plusieurs cultures, en un seul style d'écriture, comme
c'est le cas de la littérature maghrébine en langue française.
Dans la littérature maghrébine, le pluriel s'impose toujours. Il existe en effet un vaste
ensemble de textes qui ont en commun de procéder du Maghreb, mais selon des
principes de filiation très divers comme le lieu de naissance des écrivains, le lieu de
dissémination des traditions orales, la participation à un imaginaire spécial de l'Afrique
du Nord , l'insertion dans une production et une circulation littéraire centrées au fond du Maghreb etc.


2. Qu’est ce que la littérature maghrébine d'expression française :
    C’est une littérature qui est né principalement vers les années 1945-11950 dans les payes de
magrhebes arabe : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie. Les auteurs de cette littérature sont des
autochtones, c'est-à-dire originaire du pays.
La littérature maghrébine deviendra une forme d’expression reconnue après la 2eme guerre mondiale.
*- Les étapes de La littérature maghrébine :
1-Les années 1950-1960 :
Les premières roman de lange française sont surtout l’expression d’un malaise et écartèles c’est
entre de culture maghrébine et le monde française des auteures comme driss chraibi ;mohamed dib ;ahmed sefrioui ;katib yassin.
2-les années 70 :
Abdellatif daabi : Tahar ben jelloun ; Mohamed kair eddine ; Abdelatif…

3.Quelques témoignages des auteurs Maghrébins :
    "L'écrivain est un homme solitaire . Son territoire est celui de la blessure : celle infligée aux hommes dépossédées " ; écrit TAHAR BEN JELLOUN .
Cet écrivain est opposé au fait de n'avoir qu'une seule langue, il dit : " Le bilingue offre l'avantage d'une ouverture sur la différence ".
Un autre écrivain marocain , Abdullah Najib REFAIF , dit que le jugement fait aux écrivains marocains de langue française " ne se repose souvent sur aucun jugement capable de résister à l'analyse " . Par ailleurs , il a affirmé que " la littérature marocaine n'aura pas ses repentis comme c'est la cas en Algérie , ou Rachid BOUDJEDRA s'emmêle les lettres et patauge dans la semoule litteraire , entêté comme un escargot . Mais qui prend encore BOUDJEDRA au sérieux ? "
Salah GARMADI , linguistique , disait au cours d'un débat sur le bilinguisme en Tunisie : " je l'avoue, c'est par l'intermédiaire de la langue française que je me sens le plus libéré du poids de la tradition, c'est là que le poids de la tradition étant le moins lourd, je me sens le plus léger "
Abdelaziz KACEM est profondément lui même, en écrivant en arabe, tandis qu'écrire en français est " source de déchirement ", mais " jamais de reniement ". Il adapte le français comme " un butin de guerre ".
Moncef GHACEM dit que le français est historiquement assumé : " je l'utilise car il a la capacité de traduire pleinement mon actuelle réalité spécifique d'arabe, de maghrébin, de tunisien (...) , j'écris en français sans pour autant me couper de la réalité vivante de mon peuple "

Des points de vue différents les uns des autres, selon une logique historique, mais aussi politique, où la langue française se manifeste comme une langue de littérature pour des écrivains qui ont vécu une certaine période de leur pays, pays qu'ils racontent chacun avec leurs prédispositions à la langue française et sa culture.

Les positions des écrivains pris individuellement sont une chose, mais l'opinion générale et sociale, et la politique de chaque pays du Maghreb en est une autre.
Dans les débats de critique, on a souvent l'impression que la passion prend le pas sur la sérénité : conflits refoulés, attirance, répulsion, désirs camouflés... sont tous en jeu dans les relations avec l'ex colonisateur que l'on voit toujours à travers la langue qu'est le français.
Certes, le Maghreb a subi des changements sociaux très importants ; des révolutions sont en cours dans les mentalités et dans les différentes façons de voir le monde. Des interrogations s'imposent sur l'ouverture de la langue arabe vers le monde, telle qu'elle est conçue et enseignée.
Le désir de devenir une société laïque, les réponses des discours gouvernementaux face à la montée de désirs nouveaux selon les milieux sociaux, tout cela demande une adaptation. Le fait de transmettre un monde arabe, musulman, qui a certes une histoire et une culture ; une autre langue française, évidemment, ne peut que faire revivre et immortaliser une civilisation arabe qui saura défier touts les temps .

4. Conclusion

     En guise de conclusion, la littérature maghrébine d’expression française demeure un cahier de doléances, tant qu’elle est la seule annonciatrice des maux qui guettent une société obsédée par son désir de recentrement sur une authenticité mythique.
En somme, la littérature maghrébine d’expression française demeurera un enjeu essentiel, c’est pour cela qu’elle vivra, pour la raison qu’elle est capable de se nourrir du réel pour s’ouvrir à l’universel. 

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